Archives de la Catégorie États-Unis

Protect IP demeure bien vivant mais changerait de nom

Les médias rapportent récemment que le projet de loi américain nommé jusqu’à maintenant Protect IP  est non-seulement toujours vivant mais qu’il se transformerait et changerait maintenant même de nom, pour devenir le E-PARASITE Act (du moins la version du Congrès de ce projet), soit au long le Enforcing and Protecting American Rights Against Sites Intent on Theft and Exploitation Act.

Bien que ce projet vise principalement la contrefaçon de droits d’auteurs sur Internet, le projet vise aussi plus généralement tous les sites qui permettent ou facilitent la contrefaçon de droits de propriété intellectuelle sur Internet, incluant la contrefaçon de marques de commerce. En fait, on fait dors et déjà remarquer que cette nouvelle mouture du projet de loi ne résout pas les problèmes du projet précédant et, qui plus est, élargit même la gamme des sites qui pourraient être éventuellement bloqués, dont les sites non-américains (par exemple, les sites canadiens), qui ne font qu’inciter des tiers à la contrefaçon (le texte parle de inducement, en anglais), sans nécessairement s’adonner eux-mêmes à la contrefaçon.

En gros, la loi proposée permettrait aux américains de faire bloquer (aux fournisseurs d’accès à Internet et aux moteurs de recherche américains) les sites étrangers qui sont jugés comme facilitant ou incitant à la contrefaçon. Un exemple de ce qu’on envisage par cette loi éventuelle pourrait être de faire bloquer un site Web qui vend de la marchandise contrefaite. Ceci va au delà de ce qui s’avère pour l’instant possible, même pour les entreprises qui intentent (et mènent à bien) de sérieuses procédures judiciaires aux États-Unis.

Selon plusieurs, ce projet va trop loin en tentant de protéger les droits de propriété intellectuelle sur Internet. À tout événement, les détenteurs de marques de commerce aux États-Unis pourraient sous peu être dotés d’une arme inégalée pour empêcher l’accès aux sites qui vendent de la marchandise  contrefaite. Certains parlent déjà du Great Firewall of America, clin d’oeil au Great Firewall of China, outil de censure du régime chinois tellement décrié par la communauté Internet depuis dix ans.

Lire un article de TechDirt à ce sujet (en anglais).

Apple tente d’empêcher Amazon d’utiliser l’expression APP STORE et échoue

La société américaine Apple vient d’essuyer un échec dans sa tentative d’obtenir une injonction contre son concurrent Amazon, concernant son emploi du terme « Appstore », pour décrire (ou du moins identifier) sa bibliothèque d’applications à télécharger.

C’est en effet un juge de la Cour fédérale américaine qui a refusé cette semaine la demande d’injonction d’Apple, déposée en mars dernier. Apple aurait donc fait défaut de prouver les éléments requis pour qu’une injonction provisoire soit octroyée. En particulier, le tribunal a refusé la demande parce que basée sur le concept de dilution, lequel requiert que la marque visée soir notoire aux États-Unis, ce qu’Apple a par ailleurs été incapable de prouver.

Plus intéressant (et pertinent) encore, le tribunal a été forcé de constater que l’expression AppStore (ou APP STORE) est employé par une panoplie d’entreprises pour décrire (littéralement) leurs magasins en ligne offrant des applications à télécharger.

Puisque le service qu’Apple identifie comme son App Store n’est rien d’autre qu’un magasin (ou un entrepôt) virtuel nous permettant d’acheter des applications, il y a un argument facile à étayer que l’expression est en fait descriptive et, donc, non-sujete à devenir (ou demeurer) une marque de commerce. Comme chacun le sait, une marque ne doit pas généralement faire que décrire le produit ou le service en question, ce que la prétendue marque d’Apple fait très probablement. Dans le marché actuel, y a-t-il beaucoup d’internautes qui prétendraient ne pas comprendre l’expression App Store comme décrivant le concept même d’un magasin d’applications virtuel ? Il est certainement permis d’en douter.

Amazon a d’ailleurs visiblement comprise cette question, préférant employer une marque qui semble être Amazon Appstore.

La demande américaine d’enregistrement d’Apple quant à la marque APP STORE est présentement en opposition par la société Microsoft. Au Canada, Apple possède plusieurs demandes en instance pour la même marque et qui ne sont pas encore parvenues au stade de la publication.

Lire un article de CNET à ce sujet (en anglais).

Le projet de loi américain Protect IP critiqué par le milieu universitaire

Nous parlions récemment ici du projet de loi américain Preventing Real Online Threats to Economic Creativity and Theft of Intellectual Property Act of 2011 (ou, plus simplement, Protect IP), visant à protéger et renforcer, comme son nom l’indique, les droits de propriété intellectuelle, notamment en rapport avec Internet.

Protect IP a été proposé par le sénateur Patrick Leahy et reçoit l’appui de l’industrie du contenu, dont l’industrie de la musique et du cinéma. Le projet soulève cependant de vives critiques, notamment à cause des pouvoirs accrus (que plusieurs disent exagérés) qu’il entend conférer aux détenteurs de droits de PI, pour leur permettre de s’en prendre aux sites Web offrant du contenu qui selon eux contrefait leurs droits.

Bien que la loi s’adresse en principe à ce qui se passe aux États-Unis, elle vise directement les sites Web qui seraient hébergés à l’extérieur des États-Unis et qu’on pourrait éventuellement vouloir faire essentiellement banir de l’Internet, sans processus judiciaire. Le projet de loi introduirait ainsi un système par lequel des sites Web peuvent être mis sur la touche, en faisant en sortes que les serveurs de noms de domaine (au centre du fonctionnement d’Internet) puisse être forcés de cesser d’y référer les internautes. D’ailleurs, même les moteurs de recherche seraient forcés, dans pareils cas, de cesser de lier vers les sites en question. D’ailleurs, le tout pourrait se faire sans que le détenteur d’un site Web soit avisé de ce qui arrive et, donc, sans même avoir l’opportunité de débattre quant  à la question avant de se voir essentiellement coupé d’Internet.

Une autre des critiques adressées au projet de loi est qu’il définit mal en quoi consiste un site Web de nature contrefaisante et dans quelle mesure son contenu ou le contenu auquel il donne accès doit être de la contrefaçon pour donner ouverture aux genres de recours envisagés par Protect IP.

À date, c’est près d’une centaine de professeurs de droit, enseignant la PI qui aurait signé la lettre s’objectant à l’adoption éventuelle de Protect IP. Leurs voix se joindrait ainsi à une ribambelle de critique du projet de loi, dont de gros joueurs tels l’Electronic Frontier Foundation, Google et Yahoo!, pour ne nommer que ceux-là.

Lire la lettre (en anglais).

La Communauté européenne et les États-Unis critiquent la façon de gouverner d’ICANN

Suite à la décision récente de l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) d’approuver la nouvelle extension .xxx, la grogne se fait entendre à l’encontre de l’organisation et, en particulier, de son système de gestion des noms de domaine de premier niveau (les fameux « TLD »). Le plus récent exemple de cette grogne serait une affirmation récente par la Commissaire européenne en charge des agendas numériques, d’une part, et le Secrétaire adjoint du Département américain du Commerce, d’autre part, quant au besoin de réforme quant à l’ICANN.

Jeudi dernier, la Communauté européenne (la « CE ») et les États-Unis auraient ainsi exprimé conjointement leur appui à ICANN mais, et la précision s’avère importante, sujet à ce que l’organisation mette en oeuvre une série de recommandations visant à améliorer sa transparence. On aimerait aussi que l’ICANN accorde dorénavant plus de poids aux recommandations de son Conseil consultatif gouvernemental, lequel représente les gouvernements et autres organisations internationales au sein de l’organisation (mais dont les recommandations ne s’avèrent pas obligatoires pour elle).

De l’opinion ainsi exprimée par la CE et les États-Unis, il faudrait donc voir à ajuster le fonctionnement interne d’ICANN ; La façon de gouverner l’ICANN (et indirectement les TLD) doit être modifiée. Telle est l’opinion des gouvernements américains et européens.

On rappellera qu’ICANN doit approuver, d’ici au milieu de l’été, toute une série de nouveaux domaines de premier niveau, ce qui devrait changer une partie de la face de l’Internet.

Lire à ce sujet un article du journal Le Monde informatique.

Les États-Unis envisagent une nouvelle loi concernant la contrefaçon sur Internet

Après le projet de loi américain avorté l’an dernier nommé Combating Online Infringement and Counterfeits Act (ou « COICA »), un nouveau projet de loi visant la contrefaçon, la vente en ligne et les noms de domaine voyait le jour cette semaine : le PROTECT IP Act of 2011 (disons le « PIP »).

PIP exigerait notamment des partenaires qui fournissent des services financiers et des partenaires de réseaux de publicité (par exemple, les serveurs de liens sponsorisés qui réfèrent à ce site) d’un site éventuellement visé par une action intentée en vertu de PIP à couper les ponts avec ce site. Les moteurs de recherche (notamment) pourraient d’ailleurs être obligés, en vertu de PIP, d’interdire l’accès aux résultats de recherche ou aux liens référant à un site (i.e. un nom de domaine) qu’on aurait fait déclarer indésirable en vertu de cette loi, ce que va passablement plus loin que ce qui est présentement disponible en terme de recours, même aux États-Unis.

PIP comprendrait également des dispositions permettant (notamment) aux détenteurs de marques de commerce d’intenter un recours directement contre l’opérateur ou le propriétaire d’un site vendant des produits contrefaits (« dedicated to infringing activities ») et qui serait enregistré hors des États-Unis (i.e. dont le registre et le registraire sont situés à l’étranger).

Ce projet de loi comprendrait d’ailleurs un véhicule procédural permettant d’intenter une procédure judiciaire directement contre un nom de domaine (une action in rem) plutôt qu’en essayant de s’en prendre au détenteur ou au registraire du nom en question, lequel se trouvera souvent à l’extérieur des États-Unis.

Si elle est adoptée, cette législation pourrait bien devenir un problème de plus dont doivent s’inquiéter les entreprises canadiennes, particulièrement si une société américaine peut monter un argument à l’effet que leur site Web possède une vocation liée à la contrefaçon. En pratique, il semble que l’amorce de procédures en vertu de PIP permettrait alors de demander qu’une injonction soit émise, en coupant ainsi l’accès et/ou l’opération du site visé. Si le projet va de l’avant, nos entreprises auront intérêt à porter attention (et à réagir) si jamais elles sont avisées qu’un tiers entend entreprendre un recours contre leur site (ou nom de domaine) basé sur PIP.

Lire un article du Electronic Frontier Foundation à ce sujet (en anglais).

Lire le projet de loi américain PROTECT IP Act (en anglais).

Le Canada amende son manuel des marchandises et services, puis se rétracte?

L’OPIC viendrait, en l’espace de deux jours, de successivement ajouter puis retirer environ 12 000 nouvelles entrées dites « Trilatérales » dans son Manuel des marchandises et services.

Depuis 2009, le Canada collabore avec les bureaux de marques américains et japonnais, notamment dans le but d’harmoniser la liste des désignations de produits/services qui sont vues comme acceptables pour les bureaux de marques de chacun de ces trois pays. L’OPIC aurait ainsi accepté d’introduire plusieurs dizaines de milliers de nouvelles désignations dans son manuel, dans le but notamment d’harmoniser son système d’enregistrement avec les systèmes américain et japonnais.

Semble cependant y avoir un hic, puisque 24 heures plus tard, l’OPIC se ravise et annonce son intention de retirerc certains des n0uveaux amendements de son manuel. Retour à la case départ ? Selon la note de l’OPIC à ce sujet, il faudrait maintenant retirer plusieurs des ajouts d’hier :

puisque certaines sont inacceptables selon les exigences de la Loi sur les marques de commerce.

Les entrées Trilatérales sont dorénavant identifiées par un « T » dans le manuel, entrées qu’on devrait pour l’instant ignorer, selon la note la plus récente de l’OPIC.

Le système canadien de désignations textuelles de marchandises et de services posera souvent problème aux entités qui détiennent aussi des marques à l’étranger, notamment à cause du fait que le Canada n’applique pas le système des classes et ne désigne pas les produits/services comme les autres pays le font. C’est ce problème que tenterait actuellement d’amenuiser, le Mémoire de coopération entre les offices de propriété intellectuelle du Canada, des États-Unis, du Japon et l’Office de l’harmonisation du marché intérieur.

84 000 sites Web privés par erreur de leur présence Web

L’agence gouvernementale américaine l’United States Department of Homeland Security (le « DHS »)  et son Cyber Crimes Center (l’« ICE ») auraient récemment erronément privé 84 000 sites Web de leur présence Web, dans le cadre d’un coup de filet visant les pirates et site de pornographie juvénile.

Avertissement placé par le DHS sur les sites confisqués

Le coup de filet du DHS  visait semble-t-il une dizaine de sites Web  (et leurs noms de domaine respectifs) apparemment utilisés pour distribuer des marchandises contrefaites (piratage) et/ou de la pornographie juvénile. Or, la rafle gouvernementale s’en serait pris, par mégarde, à un fournisseur de services de DNS (nommé FreeDNS) et son site mooo.com, utilisés par des dizaines de milliers d’individus et d’organisations pour référer les visiteurs vers leurs sites Web.

Les détenteurs des sites visés (indirectement, mais tout de même) ont alors eu la mauvaise surprise de constater que leur site Web avait été remplacé (c’est du moins l’impression que cela donnait aux visiteurs) par un avertissement visuel (celui qui figure ci-haut).

Il semble que le DHS aurait maintenant pour pratique d’obtenir ainsi des mandats de perquisition/saisie de noms de domaine, visant à mettre hors d’état de nuire des sites que le gouvernement considère illégaux. En pratique, après l’émission d’un tel mandat par un tribunal américain, le DHS contacterait ensuite le registraire des noms de domaine visés pour qu’ils redirigent les noms vers les adresses DNS que leurs indique le DHS. Comme résultat, les noms de domaine visés réfèreraient dès lors les visiteurs, non-pas aux sites originaux, mais à une simple page hébergés par le gouvernement avertissant le public des activités illégale alléguées du site en question.

L’erreur aurait été corrigée dès dimanche mais aurait dans certains cas pris encore trois jours avant que les DNS corrigés ne soient répercutés à travers l’Internet – et donc que tous les visiteurs de ces site cessent de voir l’avertissement du DHS.

Lire un article à ce sujet du blogue TorrentFreak (en anglais).

Deux Nexus One?

Le quotidienThe Wall Street Journal rapportait récemment que le USPTO vient de rejeter la demande de l’entreprise américaine Google quant à la marque de commerce NEXUS ONE relativement à son nouveau téléphone cellulaire. La décision du bureau des marques américain s’expliquerait par l’existence d’une autre marque NEXUS ONE, visant cette fois des services de partage de bande passante et qui appartiendrait à la société Integra Telecom d’Oregon.

On se souviendra que Google avait lancé son téléphone cellulaire intelligent NEXUS ONE, au début janvier, dans le but avoué de faire concurrence notamment au très populaire iPhone. Malheureusement pour Google, semble que ses agents de marque de commerce n’aient pas repéré l’autre marque (portant pourtant sur des services connexes à la télécommunication) lors de leur recherche de disponibilité du nom du nouveau produit. Google prévoit semble-t-il pour l’instant tenter de contester le refus du USPTO, ce qu’elle devra faire en tentant de justifier pourquoi et comment l’emploi des deux marques identiques ne mènerait pas à de la confusion aux États-Unis.

Quoi qu’il en soit, il s’agit là d’une bonne leçon pour quiconque lance un nouveau produit ou une nouvelle gamme de produits ou de services, par exemple : la première étape avant d’annoncer l’adoption d’une nouvelle marque devrait passer par l’obtention d’une recherche de disponibilité en bonne et due forme, et ce, dans chacune des jurisdictions dans lesquelles on prévoit distribuer ou vendre. On évitera ainsi de dépenser temps et argent sur le lancement d’un produit dont il faut ensuite changer le nom en cours de route.

Lire un article de La Presse à ce sujet.

Jurisprudence ABBOUD : Quand patronymes et marques de commerce font mauvais ménage

Le blogue Trademark Blog rapportait dernièrement une décision américaine intéressante, illustrant les conséquences que peuvent avoir le transfert d’une marque de commerce lorsqu’à la base est elle composée d’un nom propre, par exemple du nom d’un designer. La décision rendue le 12 janvier dernier dans l’affaire JA Apparel Corp. c. Abboud vient baliser comment un ancien détenteur de marque  identique à son nom peut (ou non) utiliser son nom pour annoncer ou promouvoir des produits d’une autre marque.

On se rappelle que le droit des marques n’aime généralement pas que l’on prétendre employer un patronyme (un nom, dont un nom de famille) en tant que marque de commerce. Au Canada, par exemple, on pourra obtenir l’enregistrement d’une telle marque, uniquement à condition de pouvoir démontrer qu’à force d’usage, elle est désormais vue pour le consommateur comme une marque plus qu’un nom. À la base donc, ce genre de marque est mal vue par le droit, ce qu’on peut facilement comprendre en regardant des cas comme l’affaire dont il est ici question.

Dans cette affaire, un designer du même nom vend les marques de commerce ABBOUD (en 2000), telles qu’employées jusque là en rapport avec des vêtements. Joseph Abboud lance ensuite une ligne de vêtements (concurrente aux vêtements ABBOUD) qu’il met en marché sous la marque JAZ et dont il fait la promotion en utilisant son propre nom (chose par ailleurs fort normale). Par exemple, on peut alors lire sur l’une des publicités de la gamme JAZ qu’elle est une nouvelle création du designer Joseph Abboud.

On le comprendra, cette situation irrite suffisamment l’acheteur de la marque ABBOUD pour mener à un litige. Dans le cadre de ce dernier, le tribunal sera appelé à trancher quant à ce que le défendeur peut ou non faire avec son propre nom et, dans quelle mesure l’usage de son propre patronyme peut être envisagé comme un « emploi » et(ou) comme « fair use » (un usage équitable). Par exemple, on conviendra qu’en certaines situations, l’emploi du nom a un caractère descriptif, puisqu’il vise uniquement à décrire la réalité du fait que tel individu a conçu telle marchandise. La décision examine en détails quelles utilisations de son nom (mises en preuve) étaient problématiques et lesquelles ne posaient pas problème en droit.

Le tribunal convient en définitive que M. Abboud peut employer son nom, mais ne doit pas le faire d’une façon qui confère à ce nom l’apparence d’une marque de commerce (par exemple, en indiquant son nom sur les étiquettes de produits JAZ). Selon le tribunal, les publicités pour les produits JAZ devraient généralement inclure une explication de l’absence de lien entre M. Abboud et l’entreprise à laquelle il a vendu la marque ABBOUD.

Lire la décision affichée sur le site Scribd (en anglais).