Le site français Le Petit Musée des marques mentionne dernièrement au passage (dans sa liste de liens rapides), un entrefilets concernant un cas de contrefaçon par un fournisseur autorisé, cette fois, en sol européen. Dans une trame de fait avec laquelle on est de plus en plus familier, une usine habilitée (légalement) à fabriquer des biens d’une marque X (Hugo Boss, en l’occurrence), aurait semble-t-il, été utilisée au-delà du mandat donné par le détenteur de la marque, afin de produire, en plus des biens autorisés, des biens non-autorisés revendus en douce sur le marché noir.

En pratique, la tentation s’avère souvent trop grande pour les propriétaires d’usine qui reçoivent tous les éléments requis pour produire de la marchandise griffée (dont les devis, les spécifications et les dessins). Tant qu’à produire de la marchandise de jour, pourquoi ne pas rentabiliser ses opérations et ne pas produire aussi la même marchandise, de nuit cette fois, en évacuant cette marchandise nocturne « par la porte arrière » ? Voilà une question que semble-t-il nombre de propriétaires d’usines peu scrupuleux se poseront tôt ou tard.
Bien qu’on soit de plus en plus habitué à lire quant à ce genre d’histoire quant à des usines en Asie, on constate que le problème existe aujourd’hui à l’échelle mondiale, et ce, même en occident. Par exemple, l’usine dont il est question dans l’article aurait été située au Portugal, pays (relativement) pauvre et donc, on s’en doute, potentiellement intéressant comme endroit où faire fabriquer des biens de marque (à un coût raisonnable, particulièrement pour un pays de la zone européenne).
Comme quoi, qu’on fasse fabriquer ses biens en orient ou en occident, les détenteurs de marque auront toujours avantage à surveiller de près leurs fournisseurs et leurs partenaires du secteur manufacturier.
Lire l’article de ouest-france.fr.