Dans une affaire qui met en contraste l’intérêt public et celui de l’entreprise privée, le journal The New-York Times rapportait hier que les autorités new-yorkaises auraient détruit des lots complets de marchandise contrefaite, plutôt que de les remettre à des œuvres caritatives distribuant des vêtements aux New-Yorkais dans le besoin.
Fait aberrant en période de pénurie de vêtements (de dire les organismes communautaire), il semble en effet que la ville de New-York aurait détruit plusieurs chargements de vêtements contrefaits, en 2009, malgré la demande criante de certains centres distribuant des vêtements gratuitement. Malgré l’existence d’une certaine pratique de redistribution des vêtements (après en avoir retiré les étiquettes), la ville aurait semble-t-il jugé en 2009 qu’il était nécessaire de détruire le matériel ayant fait l’objet d’une saisie plutôt que d’en laisser profiter les organismes caritatifs, puisque selon elle, aucune demande n’aurait été faite en 2009 (ce que réfutent les organismes caritatifs concernés).
L’article soulève une question de politique sociale intéressante, à savoir si l’on devrait effectivement remettre de tels vêtements en circulation, alors qu’il aura souvent couté des milliers (voir même des millions) de dollars, pour en obtenir la saisie. En définitive, la décision reviendra habituellement en premier lieu à détenteurs des marques contrefaites, lesquels pourront ou non décider de permettre le don à des organismes communautaires.
L’article rapporte que le service des douanes américaines aurait, l’an dernier, fait don de vêtements (contrefaits) d’une valeur de 78 millions de dollars à des œuvres caritatives (avec la permission des détenteurs de marques concernées). Il serait intéressant de savoir si une telle pratique a aussi cours au Canada.
Lire l’article du The NY Times (en anglais).
