Suis tombé sur un article intéressant sur le blogue d’un employé de Nokia, concernant la contrefaçon de produits de téléphonie cellulaire. Il s’agit là d’un récit intéressant concernant le marché noir chinois (en particulier), dans lequel même un item relativement sophistiqué comme le téléphone cellulaire (mobile) peut être copié.
En gros, il semble que l’on puisse être confronté à trois niveaux de copies de tels produits dans le marché chinois, allant de la supercherie facilement démasquée jusqu’aux «super copies» que même les experts dans le domaine ont peine à identifier sans un examen relativement détaillé du produit. Évidemment, la majorité des faux dans ce marché se situent quelque part en centre du spectre. Ces faux seront d’ailleurs habituellement vendus à un prix qui, pour un consommateur moyen, laisse peu de doute quant à l’origine du produit en question (en d’autres mot, qu’il s’agit effectivement d’un faux téléphone Nokia, par exemple).
Bien que la plupart des consommateurs de faux les achètent en toute connaissance de cause, fait intéressant, la venue de faux de plus en plus convainquants permet maintenant de berner les consommateurs, à tout le moins dans le marché asiatique. On le comprendra, si un téléphone vous est vendu avec l’emballage et ressemble en tous points à l’original (en terme de marques visibles, de look et de fonctionnalités), comment savoir qu’il s’agit d’un faux, à tout le moins à l’achat? En pratique, on le devine, le prix sera souvent le meilleur indice, tout comme l’identité du détaillant.
Reste que la plupart des faux seront généralement distribués à des acheteurs qui désirent se procurer un faux (une copie portant la marque X) mais qui ne veulent (ou ne peuvent) peut-être pas payer le gros prix pour l’appareil en question. En droit, peut-on vraiment alors dire que le détenteur de la marque X a véritablement perdu une vente ou vu ses recettes affectées? En définitive, on peut certainement avancer que c’est alors beaucoup plus la réputation de la marque qui écopera.
En définitive, voyons là une illustration du fait que les contrefaiseurs peuvent certainement affecter l’achalandage d’une marque, même si cet effet ne passe pas nécessairement par des ventes concurrentes ayant un impact direct sur les recettes du détenteur de la marque.
Voir l’article du blogue Future Perfect (en anglais).