Le journal du centre de la France Midi Libre contient dans son édition du 15 juillet dernier un article qui a attiré mon attention en fait de marques. L’article en question traite des couteaux Laguiole, originalement créés dans la région de l’Auvergne au début du XIXe siècle, lesquels demeurent à ce jour non-protégés juridiquement de l’imitation ou de la copie.
Fait intéressant, la marque Laguiole (ni les caractéristiques visuelles du produit en question) n’a jamais été déposée en France, ni autrement protégée. Si bien d’ailleurs, que malgré l’intérêt de ces couteaux (et des produits dérivés tels des ustensiles et des tires-bouchons) depuis quelques années, ce type de couteaux peut être copié à qui mieux mieux, malgré un look distinctif que l’on croirait à priori protégé par le droit, à tout le moins dans son pays d’origine. Il semble que diverses marques aient été déposées à l’étranger quant au nom mais que l’original demeure en quelques sortes dans le domaine public. Il n’existe à l’heure actuelle aucune contrainte quant à la source ou les caractéristiques du Laguiole, ce qui cause évidemment problème côté marques de commerce. L’espoir résiderait pour l’instant dans la création d’une appellation d’origine contrôlée, par laquelle les producteurs français pourraient tenter de se réapproprier le contrôle sur ce produit.
Ce type de couteaux est aujourd’hui vendu à grande échelle dans la région du Puy-de-Dôme, mais les producteurs français souffrent d’un manque d’uniformité (puisqu’aucune autorité n’en contrôle la production) et, de plus en plus, de concurrence de manufacturiers étrangers, particulièrement d’Asie. Qui dit Laguiole ne dit donc pas nécessairement Laguiole, vous voyez ?
En définitive, les entreprises peuvent aisément tirer une leçon de cette histoire, en s’assurant de protéger adéquatement les éléments liés à leurs produits, que ce soit quant à leur nom ou la forme distinctive qu’auraient ceux-ci.
Voir à ce sujet l’article du Midi Libre.
Page du site Wikipedia concernant les couteaux Laguiole.